La Masterclass de l’investissement · Leçon 6 sur 19
Leçon 6 de la Masterclass de l’investissement : les deux erreurs de débutant les plus courantes et les plus coûteuses, racontées par la mauvaise année d’un investisseur, et le truc simple qui évite les deux.
Dernière vérification : juillet 2026
L’essentiel
- Les deux erreurs de débutant les plus coûteuses sont auto-infligées : changer de stratégie en pleine tempête et avoir besoin de l’argent trop tôt.
- Passer en défensif au milieu d’une crise signifie vendre bas, verrouiller les pertes, rater la reprise, avec le stress et les frais en plus. Vous perdez sur tous les fronts.
- Quand une stratégie à 30 ans rencontre une réalité à 2 ans, vous devenez un vendeur forcé, souvent au pire moment.
- Le truc qui évite les deux : se connaître, choisir une stratégie tenable, et la tenir vraiment.
Il y a trois choses importantes à savoir pour construire un portefeuille. La première était l’esprit écureuil : se protéger contre les grosses pertes. Pour la deuxième, laissez-nous vous présenter un investisseur que nous appellerons Mathieu, et les deux façons dont il perd de l’argent sans que le marché y soit pour rien.
Erreur 1 : changer de stratégie en pleine tempête
Mathieu choisit une stratégie agressive pendant que les marchés sont calmes. Puis une crise frappe, du genre de celle que le monde a connue en 2008, et son portefeuille chute lourdement. À bout de nuits blanches, il passe à une stratégie conservatrice au milieu du krach. C’est-à-dire : il vend ses actifs risqués au plus bas, verrouille les pertes, et reste assis en défense pendant que le marché se redresse sans lui.
Au final, il aurait mieux valu soit rester sur la stratégie agressive, soit partir défensif dès le début. Le changement lui a coûté deux fois : pleine exposition à la baisse, presque aucune à la hausse. Ajoutez l’anxiété, les nuits blanches et les frais de transaction de chaque changement : on perd sur tous les fronts.
Erreur 2 : avoir besoin de l’argent trop tôt
Deuxième scénario. Mathieu choisit une stratégie saine, construite pour un horizon de 30 ans, parce qu’il investit pour la retraite. Deux ans plus tard, la vie arrive. Il a besoin de l’argent. Maintenant. Sa stratégie à 30 ans vient de devenir une stratégie à 2 semaines : il est vendeur forcé, peut-être au pire moment, avec une pleine exposition à la baisse dans laquelle il vend et aucune à la reprise qui suit.
Les stratégies à court horizon ne sont pas un problème en soi. Il existe des stratégies adaptées aux horizons courts. Mais on ne veut jamais y être forcé par surprise. Devoir liquider à un moment non planifié est une recette pour le désastre financier.
Le truc qui évite les deux erreurs
Les deux erreurs partagent une racine : un décalage entre la stratégie et la personne qui la porte. La protection est donc une seule et même chose :
| L’erreur | Ce qu’elle coûte | La protection |
|---|---|---|
| Changer en pleine tempête | Vente panique au plus bas, pertes verrouillées, reprise ratée, stress et frais en plus | Choisir un niveau de risque tenable dans la tempête, avant la tempête |
| Avoir besoin de l’argent trop tôt | Une vente forcée au pire moment possible | Aligner la stratégie sur votre véritable horizon, évalué honnêtement |
1. Connais-toi toi-même. 2. Choisis une stratégie tenable. 3. Tiens-la vraiment.
Ce sont rarement les marchés qui nous battent. Le plus souvent, nous sommes nos propres pires ennemis, et investir est un marathon que l’on court contre soi-même. Comme le disait la leçon 1 : réussir en investissement tient moins aux grands coups qu’à éviter les erreurs avec constance. Le programme complet se trouve sur la page de la masterclass.
Questions fréquentes
Quelle est l’erreur de débutant la plus courante en investissement ?
Changer de stratégie trop souvent. Chaque changement verrouille généralement des pertes, ajoute des frais et du stress. Ceux qui changent souvent de cap vendent bas et achètent du calme, l’exact contraire du plan.
Dois-je changer de stratégie pendant un krach ?
Généralement non. Passer en défensif en pleine crise, c’est vendre au plus bas et rater la reprise. Le niveau de risque se fixe avant la tempête. Si un krach révèle que la stratégie ne vous convenait pas, ajustez délibérément quand les marchés et les nerfs sont calmes, pas dans la panique.
Que se passe-t-il si j’ai besoin de mon argent investi plus tôt que prévu ?
Vous devenez vendeur forcé, peut-être au pire moment, avec des pertes verrouillées et aucune exposition à la reprise. C’est pourquoi un horizon honnête, fixé avant d’investir, est l’une des protections les plus solides qui soient.
Comment choisir une stratégie que je peux tenir ?
Se connaître d’abord : ses objectifs, son horizon et la perte que l’on peut regarder sans paniquer. Puis choisir le niveau de risque qui ne déclenchera jamais le mode panique. La stratégie que vous tenez bat la stratégie brillante que vous abandonnez.
Prochaine leçon : le troisième principe, votre propre cerveau primitif, et comment l’empêcher de saboter votre portefeuille. Et si vous voulez fixer avec un professionnel une stratégie réellement tenable, le conseil en gestion de fortune d’Alpian commence à 2 000 CHF, dans une banque suisse agréée par la FINMA.
Ceci est la leçon 6 sur 19
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Recevoir la masterclass par e-mailCet article a été traduit de l’anglais avec l’aide de l’intelligence artificielle.
